Des Tuamotu à Tahiti, il n'y a qu'une petite navigation de 48 heures mais... quel changement de paysage ! La Polynésie a de multiples facettes. Après les paysages ultra-plats de Fakarava, les monts acérés de Tahiti surgissent de la mer. A l'approche de l'île, on se glisse dans un couloir à vent et la houle se lève. Ouh la la... l'arrivée est musclée.

 

Quel soulagement d'entrer dans le lagon où, immédiatement, le calme revient.

Le mouillage et la marina de Taina offre une vue imprenable sur l'île de Moorea.

 

Le lagon est sans cesse sillonné par les pirogues à balancier ; sport polynésien par excellence.

Les pirogues filent silencieusement avec la grâce d'une libellule... Un beau spectacle très dépaysant.

Toute la journée, au gré du soleil, la vue sur le lagon et Moorea évolue. Nous ne nous lassons pas du spectacle.

Pourtant, il va falloir nous résoudre à rentrer à Paris. Les préparatifs du retour sont frénétiques et nous n'avons guère le temps d'admirer les charmes de Tahiti.

Hé oui ! Nous vous avions prévenus : Persévérance est à vendre.

 

Depuis les Galapagos, nous réfléchissions à un vieux rêve que nous avons l'opportunité unique de réaliser maintenant.
Nous sommes les premiers surpris d'interrompre si tôt notre périple.

Lorsque nous étions encore à Paris, rien ne se profilait à l'horizon. Maintenant que nous sommes peinards sur notre bateau, toutes les conditions sont soudain réunies pour créer le commerce dont nous avons longtemps rêvé. Ah, la vie est mal faite !

Entre deux rêves, mon coeur balance ! Poursuivre notre tour du monde ou se lancer dans une nouvelle aventure à Paris ?

Depuis le départ, nous savions que, tôt ou tard, nous devrions nous poser quelque part pour travailler. Le hic, c'est que nous pensions nous installer à l'étranger. Or, ce projet ne peut se faire qu'à Paris. C'est son seul défaut.
Mais, à la réflexion, nous sommes tellement contents de réaliser ce nouveau rêve que nous ne pouvons laisser passer cette opportunité. Allez, c'est décidé : on rentre !

 

 

Quelques jours après notre arrivée, Funambule nous rejoint à la marina Taina.

L'ambiance à bord est morose. Yvan a perdu son papa et doit rentrer à Paris. Coco reste seule à bord.

 

 

A Tahiti, nous rencontrons d'autres circum-navigateurs. De nouvelles amitiés se nouent.

Nous organisons le rapatriement de nos affaires à Paris. Quel boulot ! Nous sommes obligés de vendre et distribuer certaines choses car nous ne pouvons pas tout ramener en France. Au final, nous emballons 3 m3 : la ligne de flottaison remonte de 10 cm...

Nos nouveaux amis compatissants, Jade et Adagio, nous invitent souvent à manger à leur bord pour soulager un peu notre peine. C'est qu'il n'est pas simple de se mouvoir à bord d'un voilier chargé de cartons de déménagement !

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