(Pour trouver un hôtel) |
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Ce qui est magique lorsqu'on arrive en bateau à Lisbonne, c'est qu'il faut remonter le Tage et, là, majestueuse, la mythique Tour de Bélem nous accueille. Magique, j'vous dis ! |
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A l'origine, cette tour se trouvait au milieu du Tage afin de défendre l'embouchure du fleuve mais le séisme de 1755 a changé le cours du Tage et la tour se retrouve désormais bien inutile, sur la rive. Mais si ça peut consoler ceux qui, comme elle, sont passés du centre du monde au banc de touche, la Tour de Bélem n'en reste pas moins le monument le plus emblématique et le plus photographié de Lisbonne...
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Juste après la Tour, nous passons sous le pont du 25 Avril : une belle réalisation, certes, mais incroyablement bruyante quand on est dessous. D'ailleurs, juste après le pont, il y a une marina et on imagine l'enfer que vivent ceux qui ont la mauvaise idée de séjourner ici en bateau ! |
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La marina d'Alcantara où nous allons est un peu plus en amont. De là-bas, on entend encore un peu la circulation sur le pont, mais c'est tout à fait supportable.
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Beaucoup de plaisanciers préfèrent ne pas remonter le Tage jusqu'à Lisbonne et s'arrêter sur la côte, à Cascais. Mais cette marina est très chère et elle est loin de la capitale ; nous ne pourrions aller à Lisbonne qu'en train. Nous préférons donc séjourner à la marina d'Alcantara car elle est proche du centre ville et il suffit de sauter dans un tramway ou dans un bus pour être en 5 mn au coeur de Lisbonne. |
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De plus, le tramway qui relie la marina au centre ville est flambant neuf et climatisé (quelle aubaine : on le prend parfois juste pour le plaisir de se rafraîchir !). |
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Impossible de venir à Lisbonne sans prendre les vieux tramways qui sillonnent la ville en tous sens. C'est parfois le parcours du combattant et il ne faut pas être pressé : il suffit d'une voiture mal garée pour rester coincé sur les rails, à attendre que le propriétaire daigne revenir. |
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Le tramway préféré des touristes reste le n°28 ; un véritable parcours de montagnes russes dans les vieux quartiers si typiques. Comme nous avions un "pass" pour les transports, nous en avons usé et abusé : c'est un excellent moyen de visiter la ville sans se fatiguer. |
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Lisbonne est construite sur des collines. Partout, il y a des "miradouros" (points de vue) d'où l'on peut admirer les monuments de la ville. C'est vraiment agréable. |
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Pour ceux qui
n'auraient pas encore décrypté ce que ça veut
dire, nous allons parler clair : visiter Lisbonne, c'est gravir
en permanence des rues très pentues sous un soleil torride. |
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Heureusement, nous ne mettons pas longtemps à comprendre les astuces de la ville : on peut emprunter des "elevadores" (funiculaires) qui nous mènent au sommet des quartiers les plus élevés en un rien de temps. Ensuite, on a plus qu'à redescendre les rues en flânant... Ils sont malins ces lisboètes ! |
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Il y a même un véritable ascenseur vertical ; l'elevador de Santa Justa qui débouche dans une rue située 32 m plus haut (Inutilisable depuis le grand incendie de 1988, la passerelle du haut est actuellement en travaux et bientôt l'ascenseur sera à nouveau fonctionnel : qu'on se le dise !). |
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Nous sommes devenus des inconditionnels des célèbres azulejos portugais, ces carreaux de faïence qui recouvrent aussi bien l'intérieur que l'extérieur des maisons. Il y en a partout à Lisbonne : sur les façades, dans les magasins, dans les restaurants... etc. Bien sûr, nous n'échappons pas à la visite du Musée des Azulejos. De merveilleuses pièces sont exposées dans un ancien monastère : il faut y aller autant pour le cadre que pour les azulejos. |
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Mais le clou du spectacle, pour nous, c'est le Monastère dos Jeronimos, à Bélem, et son magnifique cloître. |
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Après la quiétude et la splendeur du cloître du monastère, nous nous recueillons sur le tombeau de l'illustrissime Vasco de Gama (notre prédécesseur sur les mers en quelque sorte). C'est la deuxième émotion de la journée. |
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Et pour se remettre de toutes ces émotions, il y a, juste à côté du monastère, une pâtisserie célèbre depuis 1837 pour ses "pasteis de Belém" : petits flans dans une pâte feuilletée, servis tièdes et saupoudrés de canelle. C'est divin et en plus le magasin est tapissé d'azulejos du XVIIIeme ! |
Antoine est devenu accroc à ces petits flans. Tous les prétextes sont bons pour retourner à Belém chaque soir. Heureusement, ce n'est qu'à 5 mn de tramway de la marina ! |
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L'exposition universelle de 1998 a donné naissance à un immense quartier futuriste dans lequel on trouve entre autre le plus grand aquarium d'Europe. Même si, à priori, ce style d'attraction ne vous passionne pas, allez visiter celui-ci car il est féerique. |
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C'est un immense aquarium cylindrique, sur trois étages. On tourne autour pendant des heures sans se lasser, découvrant sans cesse de nouvelles perspectives, de nouvelles anfractuosités dans lesquelles se cachent des espèces végétales et animales que l'on n'avait pas vues au premier coup d'oeil. Le cadre est très bien fait : il y a partout des petits recoins dans lesquels on peut s'asseoir, loin de la foule, et rester là, fasciné, hypnotisé... |
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Nous avons surtout été subjugués par le nonchalant poisson-lune et, bien-sûr, par les requins... ARGH !!!
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