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Sitôt
amarrés, un chauffeur de taxi nous propose de nous livrer
les pneus et les aussières réglementaires pour passer
le canal.
En fait, nous comprenons trop tard pourquoi nous
avons été livrés avec tant d'empressement.
Si nous avions pris le temps de réfléchir ou de discuter
avec d'autres bateaux, nous aurions su qu'on peut récupérer
des pneus sur des voiliers déjà passés et que
les tarifs de la capitainerie pour la location des aussières
sont plus intéressants. Bah... nous participons à
l'enrichissement du pays !
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 En
attendant nos amis de Nuance et Astrolabe, nous décidons
de refaire les vernis de la descente. Il fait très chaud,
l'air est humide ; ce ne sont pas les conditions idéales
pour se lancer dans de tels travaux. Mais, comme nous avons commencé
à poncer, il faut bien finir. Quel travail de forçat !
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Dès le lundi matin, la course aux formalités
commence. Nous nous laissons guider par notre chauffeur de taxi,
Joseph, dans le dédale des administrations panaméennes.
Pour connaître le détail de ces
formalités, nous avons créé un chapitre "Formalités
du Canal", dans la rubrique "Vie
à bord". NB : ce
chapitre est long et fastidieux (parce que les formalités
sont longues et fastidieuses !)
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Arrivés à
Colon, nous découvrons une ville misérable, en déliquescence.
Tout est laissé à l'abandon. L'effet est saisissant.
La ville est assez dangereuse et, la nuit, il est fortement
déconseillé de sortir. De toute façon, ce n'est
pas le genre d'endroit où l'on aimerait flâner... Nous
restons donc consignés à la marina dont nous ne sortons
qu'en taxi.
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A Colon, il n'y a guère que les bus qui
soient jolis, décorés avec goût et application,
ce sont de véritables oeuvres d'art. |
En dépit de son aspect délabré,
la ville offre un grand supermarché très moderne (le
99) où l'on trouve de tout. Il est donc conseillé
de préparer ici son approvisionnement pour la trans-pacifique.
C'est moins cher qu'à Panama City et les taxis nous y emmènent
pour 1 ou 2 dollars.
La passerelle
du Yacht Club de Balboa
L'intérêt de faire ses courses à Colon réside
surtout dans le fait que le bateau est facile d'accès, ce
qui ne sera plus le cas de l'autre côté : le mouillage
du Yacht Club de Balboa est séparé de la route par
une immense passerelle. Il faut de bons biscottos pour ramener les
courses au bateau ! Enfin, dans la Free Zone de Colon, on peut
acheter à des prix très intéressants électronique,
moteurs hors-bord, matériel vidéo, etc. |
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