Un très fort vent nous retient longtemps à Curaçao et nous profitons d'une accalmie pour nous mettre en route vers Panama. Le comble c'est que, après 48 heures de navigation plutôt chaotique, la pétole s'installe et nous nous traînons lamentablement, contre le courant. Nous n'avons désormais plus le temps de nous arrêter aux Iles San Blas car la saison est déjà très avancée. Quelle déception !

On s'ennuierait ferme dans cette pétole sans le spectacle des dauphins qui viennent jouer à l'avant du bateau. C'est une consolation !

 

Mais il ne faut pas se laisser distraire : veille attentive obligatoire sous peine de se faire couper en deux par un monstre des mers.
Nous ne sommes pas les seuls à voguer vers le Pacifique : plus on approche, plus les cargos sont nombreux. Comme ils ont rendez-vous à heure fixe pour passer le Canal, les retardataires vont très très vite tandis que d'autres paressent.
La nuit, il est difficile d'évaluer leur vitesse... méfiance...

 

 

Les cargos ne sont pas le seul danger. Un fort courant venant de terre draine de nombreux détritus au large et notamment des troncs d'arbres. La nuit, il n'y a plus qu'à prier de ne pas en heurter un !

Enfin, nous franchissons la digue du port de Colon. Nous sommes émus ; nous quittons l'Atlantique. Bientôt, l'Océan Pacifique.

 

Nous nous amarrons dans la petite marina de Colon, juste en face du Panama Canal Yacht Club.

Là, pour 25 cents/pied/jour, nous profitons des douches chaudes (gratuites avec eau à volonté - le bonheur), d'un restaurant pas cher et acceptable, d'une laverie automatique (1 USD la machine). Le tout assez rudimentaire mais propre.

Si on ne veut pas payer la marina, il est possible de mouiller en face mais l'économie n'est pas réelle puisqu'il faut payer 2 USD à chaque débarquement de l'annexe. Et, croyez nous, le gardien a l'oeil ouvert !

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