Mais il y a une chose qu'on ne vous a pas dite. A La Gomera, il y a un parc national classé patrimoine universel. Il s'agit du parc national de Garajonay ; une immense forêt subtropicale telle qu'elle s'étendait il y a un million d'années sur toute la zone méditerranéenne. Suite aux bouleversements climatiques et aux différentes interventions de l'homme, La Gomera est le dernier endroit où ce type de forêt a survécu.

Malheureusement, comme il a pleuvait à seaux nous n'avons pas profité de cette forêt enchanteresse. Il y a plein de super randonnées à faire ici mais ce sera pour une autre fois. Antoine et Bruno (autre grand marcheur) étaient bien contents qu'on n'y aille pas parce que, comme ils disent : "On a les mêmes en Sologne, non ?".
Et les filles de répondre en choeur : "Ben non !".

Finalement, on est aussi bien au bateau qu'à aller marcher, marcher, dans ces montagnes. Là, au moins, Antoine peut s'adonner à de longues parties d'échecs avec Brigitte en sirotant un coca. C'est quand même moins fatigant (physiquement s'entend, parce que... intellectuellement, oh la la, misère ! C'est pas facile de gagner !).

Tout à une fin. On ne peut pas rigoler, faire des concours de pain et jouer au scrabble indéfiniment : Brigitte et Bruno ont de la route à faire. Ils partent pour le Cap Vert tandis que nous attendons encore un peu pour être sûrs de ne pas rencontrer un cyclone tardif pendant la traversée vers les Antilles.

En résumé, nous avons bien aimé nos escales canariennes. Tous ces volcans, ces montagnes, c'est bien beau mais, maintenant, on veut des cocotiers et de l'eau transparente !

 

Allez, en route les Alizés ! Et qu'ça souffle jusqu'à La Barbade ! Notre prochaine escale d'ici un mois environ, le temps de couvrir 2800 milles.

 

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