Autant vous l'avouer tout de suite : en Juin, la navigation de Panama aux Galapagos n'est pas une sinécure. 12 jours au près serré, contre vent et courant, à tirer sans cesse des bords carrés, et parfois même à revenir sur nos pas !

Au milieu de l'Océan Pacifique, se dresse le rocher isolé de Malpelo. Au début, nous sommes contents de le voir ; ça nous distrait un peu. Malheureusement, à partir de là, le vent se joue de nous et nous tournons autour de Malpelo 24 heures ! A la fin, on n'en peut plus de voir ce sacré rocher... c'est trop déprimant. Mais quand allons-nous avancer dans la bonne direction ?

Dégoûtés, nous n'avons même plus le coeur de nous faire à manger. Pour "fêter" le passage de l'équateur, nous faisons quand même un effort, une folie : deux oeufs sur le plat. Un véritable festin après tous ces jours à se nourrir de gâteaux secs...

 

Enfin, enfin, nous apercevons les Galapagos. Il y a deux entrées possibles : l'île de Santa Cruz ou celle de San Cristobal. Nous choisissons le mouillage de San Cristobal qui nous paraît plus abrité. Bien nous en prend car nous y retrouvons Nuance et Astrolable. Puis, Funambule arrivera quelques jours plus tard. Tous ont eu une navigation difficile. Tous ont maudit les éléments, le bateau, le Pacifique... tout ce qu'il y a maudire.

Mais ces petites misères sont aussitôt pardonnées car les Galapagos méritent bien 12 jours de près. C'est l'une des meilleures escales du voyage.

 

Première bonne surprise : contrairement à tout ce qu'on avait lu et entendu, les formalités d'entrée aux Galapagos sont très simples. Et les gens sont charmants. Le séjour autorisé est de 20 jours. Entre les formalités du port et de l'immigration nous payons 110 US Dollars tout inclus (variable selon le tonnage du bateau). En contrepartie, les yachties sont exonérés des droits d'entrée dans le parc national qui sont normalement de 120 USD par personne. Une sacrée économie, surtout pour ceux qui naviguent en famille.

Deuxième bonne surprise : l'île de San Cristobal est très bien pourvue au niveau communications. Internet et liaisons téléphoniques fonctionnent parfaitement et à un coût très abordable.

 

D'ailleurs, ici, la vie n'est pas chère. Un menu du jour vaut 2 USD. Nous raffolons de la spécialité de l'Equateur : le Ceviche (sorte de salade de poisson mariné dans le citron avec une sauce à la tomate et au coriandre... Humm !). Nous mangeons à terre midi et soir avec Nuance, Astrolabe et Funambule. Nous sommes une sacrée tablée et nous prenons nos habitudes dans un petit restau très sympa (mais tous les restaus sont sympas ici).

 

Délégation française de choix, nous allons au restau regarder le match de foot France/Grèce munis d'un sifflet, d'un drapeau et de la foi du supporter...

C'est la déroute de l'équipe française et le patron du restau répète sans cesse "ah... lo siento, lo siento" ("Je suis désolé, désolé"). Nous lui assurons que ce n'est pas sa faute et rentrons au bateau, dépités.

Deuxième bonne surprise qui te permet, cher lecteur, de voir des photos sur ton petit écran : en déambulant dans les rues, j'aperçois dans une petite épicerie/bazar un - et un seul ! - appareil photo numérique en vente. Incroyable ! Trop contente de pouvoir remplacer celui perdu aux Perlas, je l'achète immédiatement. La dame aussi est bien étonnée : elle n'en revient pas de vendre ce truc là...

Page suivante