LES FORMALITES POUR PASSER LE CANAL DE PANAMA

 

LES AUSSIERES :

Pour le transit d'un voilier de 10 m, il est obligatoire d'utiliser 4 aussières de 38 mètres de long et de 19 mm de diamètre.
Si on ne possède pas de telles amarres, il est possible d'en louer auprès d'un chauffeur de taxi (15 USD l'une), à charge de les ramener à Colon (si un équipier rentre à Colon, c'est bien sinon il faut faire l'aller-retour : pas cool !).
La capitainerie peut également en louer pour 50 USD et il semblerait que l'on puisse les laisser au Yacht Club de Balboa (ce qui est bien plus simple).

 

Astrolabe dans les startings blocks, en attente du pilote pour passer le canal.

LES PNEUS  :

Il est fortement conseillé de protéger son bateau avec des pneus pendus au rail de fargue.
Pour un voilier de 10 m ; 10 pneus.
Pour éviter que ces pneus laissent des traces noires sur la coque, il sont enroulés dans des sacs poubelles.

Les chauffeurs de taxi ont trouvé là un bon petit business : ils vendent les pneus tout prêts 3 dollars pièce. Et le comble c'est que, de l'autre côté du canal, il faudra payer 1 dollar par pneu pour s'en débarrasser !
En haute saison, lorsqu'il y a beaucoup de trafic, on peut attendre des bateaux arrivant du canal et reprendre leurs pneus.

 

LES HANDLINERS :

Il faut obligatoirement avoir à bord 4 équipiers, un par amarre, en plus du skipper qui doit rester à la barre. Tout le monde est placé sous l'autorité d'un pilote professionnel détaché par les Autorités du Canal. Si, au moment du départ, l'équipage n'est pas complet, le passage est annulé et la caution sert à dédommager les Autorités du Canal du retard occasionné (aïe aïe aïe).

N'importe quel adulte peut faire un handliner, même parfaitement débutant.

On peut employer des handliners locaux, rompus à l'exercice, pour la modique somme de 100 USD/par personne/par jour. Toutefois, en basse saison, les prix peuvent se négocier à 50 USD/jour.

Le plus souvent, on fait appel aux équipiers d'autres voiliers qui sont ravis d'avoir une première expérience avant leur passage. Ces équipiers ont l'avantage d'être aguerris aux manoeuvres d'amarrage car, parfois, il faut tirer vite et fort avant d'être déportés le long du mur... Lorsque l'on passe à couple d'un autre bateau, les équipiers qui n'ont pas d'amarre en charge peuvent aider les autres et c'est bien pratique.

 

 

 

 

 

 

 

Françoise, handliner de choc, pendant le transit de Nuance.

 

Il y a aussi des routards qui cherchent à s'embarquer pour le plaisir de la découverte. Mais, en basse saison, les voiliers et les touristes sont rares. Le séjour se passe donc à courir après d'éventuels équipiers. Astrolabe n'a trouvé tout son petit monde que quelques heures avant le départ : suspense garanti !

LE PILOTE DU CANAL :

Il faut attendre le pilote au mouillage, devant l'entrée du canal. Pas d'impatience : certains l'attendent longtemps. Le pilote reste à bord toute la journée et, si l'on passe sur 2 jours, on a affaire à deux pilotes différents.
A nous tous, nous avons traversé avec 12 pilotes différents; tous agréables, compétents et parlant bien anglais, bien qu'ils ne soient en général pas très bavards.

Normalement, on doit veiller à ce que le pilote puisse s'asseoir à l'ombre dans le cockpit et qu'il ait accès à des toilettes propres. On doit aussi lui proposer des boissons chaudes et froides ainsi qu'un repas à midi. Le minimum de l'hospitalité, quoi !

 

 

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