Nous sommes loin de l'école spartiate de Moitessier avec la lampe à pétrole et le sextant. Désormais, l'électronique a envahi la plaisance et l'électricité à bord est essentielle. Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, qu'on ne prenne plus plaisir à créer un éclairage intimiste au mouillage ou à faire un point au sextant, mais c'est devenu anecdotique.

De l'électricité, il en faut beaucoup pour alimenter les instruments de navigation, le pilote automatique, le frigidaire, l'éclairage, la musique... tout ce qui fait le confort à bord.
Les trois postes principaux de consommation sont le pilote automatique, le radar et le frigidaire.

Les batteries :
Nous avons 3 groupes de batteries :
1/ Deux batteries de 105 ampères/heure qui alimentent : le radar, la VHF, les feux de route, le feu de mi-mât, l'autoradio, l'éclairage intérieur, le feu de pont, le pilote automatique et le démarrage du moteur.

2/ Deux batteries de 102 ampères/heure qui alimentent : La centrale de navigation (loch, sondeur, anémomètre, GPS, Navtex...), le frigidaire, le récepteur BLU, la pompe de cale, l'éclairage des compas.

3/ Une batterie de secours de 105 ampères pour le démarrage du moteur (au cas où le groupe 1 ne fournirait plus). 

Ces batteries sont alimentées par : une éolienne, deux panneaux solaires, un hydrogénérateur et l'alternateur du moteur. On nous demande parfois si ce n'est pas trop d'avoir les 3. Nous répondons que nous avons toujours de l'électricité, quelque soit la météo et que l'un complète l'autre.

L'éolienne :
C'est une Aérogen IV. L'avantage de cette marque anglaise c'est qu'elle est très silencieuse, contrairement aux éoliennes américaines qui sifflent énormément et peuvent même parfois gêner tous les voisins du ponton !

L'hydrogénérateur :
L'alternateur fixé au balcon arrière est relié par un bout à une hélice que l'on jette à la mer dans le sillage. La force du courant fait tourner cette hélice qui répercute le mouvement sur l'alternateur. Simple et très efficace.

Bien sûr, le fait de traîner ce lourd pieu d'inox, ralentit très légèrement le bateau mais c'est négligeable par rapport au service rendu.

 

Les panneaux solaires :

2 panneaux de 60 Watts chacun.

Nous aurions aimé installer joliment tout cela sur un portique à l'arrière mais vu le prix exorbitant demandé pour fabriquer ce portique, nous avons abandonné l'idée en se disant qu'on ferait ça dans un pays moins cher. Antoine a donc fait des fixations "provisoires" qui, finalement, vont certainement durer longtemps car nous en sommes très contents même si l'arrière de notre bateau ressemble un peu à une usine à gaz !