L'ANNEXE

L'annexe  - ou dinghy, ou youyou - est indispensable à bord : sans elle, comment aller à terre lorsqu'on est mouillage ?
C'est une alliée fidèle et elle mérite bien une petite page technique.

L'idéal serait d'avoir une annexe à fond rigide, beaucoup plus stable que les autres et acceptant un moteur puissant. Mais, faute de place pour la ranger (et faute d'argent aussi !), nous avons opté pour un bon compromis : une annexe gonflable de petite taille (4 personnes) avec un fond latté qui se plie facilement.

Nous voulions toutefois que l'embarcation soit la plus stable possible. Pour cela, nous avons surtout comparé la taille des boudins qui assurent la stabilité de l'embarcation et le confort de l'assise. De ce point de vue, nous sommes très satisfaits de notre annexe Plastimo 240.
Son seul inconvénient est qu'elle ne peut porter qu'un petit moteur (de 4 ou 5 CV max).

Nous avons choisi une annexe blanche parce que nous avions lu que cette couleur résistait plus longtemps aux U.V. mais, à dire vrai, nous ne savons pas si la couleur a une importance ou non. Personne n'a pu nous confirmer cette info.
Cependant, nous devons admettre que le plastique n'est jamais brûlant même lorsque l'annexe est restée plusieurs heures en plein soleil. Petit détail bien agréable sous les tropiques...

Promenade en annexe dans la mangrove

LE MOTEUR
Pour des raisons de coût mais aussi de poids, nous n'avons qu'un petit 2 CV (facile à porter à bout de bras) qui peut, parfois, s'avérer un peu insuffisant. Difficile de remonter une rivière ou de se lancer dans des explorations côtières.

Nous rêvons souvent de nous offrir un 5 CV (le plus gros des moteurs monocylindres) qui permettrait d'affronter des courants plus forts et de nous tirer d'embarras dans certaines passes coralliennes.

Un 5CV aurait aussi l'avantage de fonctionner avec une nourrice car le réservoir d'un 2CV est vraiment petit et offre peu d'autonomie. S'il y a du clapot, impossible de remplir le réservoir sans verser de l'essence partout. Enfin, le bouchon étant situé sur le dessus du moteur, les infiltrations d'eau de mer et/ou d'eau de pluie ne sont pas rares : y'a pu qu'à démonter et remonter le carburateur ! Joie et bonheur !

 

Un moteur 5CV offre aussi l'avantage d'avoir un embrayage. Bien plus pratique pour la marche arrière.
Et cet embrayage permet de démarrer le moteur sans être en prise car le démarrage immédiat d'un moteur 2CV peut-être catastrophique lorsqu'on est encerclé par des dizaines d'annexes dont les bouts ne demandent qu'à se prendre dans notre belle hélice !

Mais il n'y a pas que le moteur qui fasse avancer une annexe.
Au cas où le moteur aurait une défaillance, il est indispensable d'avoir des rames en permanence à bord, sous peine d'être emporté au large par le courant sans pouvoir réagir !
Antoine préfère godiller que ramer. Pour un homme seul, c'est plus facile, plus rapide et bien plus précis. Il a taillé dans le tableau arrière rigide de l'annexe une dame de nage où fixer la godille. La tailler est bien plus solide qu'en ajouter une en plastique. L'orifice ainsi creusé est indestructible et n'abîme pas l'annexe lorsqu'elle est pliée.

Autre avantage de la godille : comme tout le monde ne sait pas manier une embarcation avec une seule rame, cela limite les tentations de s'enfuir avec notre dinghy à la rame !


Veni


Vidi


Vici

 

Il n'est pas très difficile de godiller. Encore faut-il apprendre. Ici, Antoine donne un cours à notre ami Christophe. Hop... trois petits tours et puis s'en vont ! Chistophe is the best !

 

Au mouillage, la nuit, il n'est pas prudent de laisser traîner son annexe derrière le bateau, reliée par un simple bout. N'importe quelle âme faible pourrait s'en emparer facilement. Si on considère la somme que cela représente, il est clair que c'est tentant.

Pour éviter les vols, l'idéal serait de poser chaque soir l'annexe sur le pont mais notre pont est bien trop encombré pour recevoir une annexe.

Aussi, nous amarrons l'embarcation à la drisse de spi afin de la hisser le long de la coque.

La nuit, nous avons donc une annexe volante sur le flanc du bateau. Elle repose sur 2 pare-battages afin de ne pas raguer sur la coque. Autre intérêt majeur de suspendre l'annexe : elle sèche durant la nuit évitant ainsi que les algues et les coquillages ne poussent sur le fond.

Les nuits de grand vent, nous évitons toutefois de suspendre l'annexe comme ça.

L'annexe, seule à un ponton, est encore plus vulnérable et peut tenter bien des gens, surtout quand on part en excursion pour la journée. Nous avons passé dans le tableau rigide arrière une chaîne de 6 m de long en acier inoxydable (maillons de 6) et un cadenas, ce qui nous permet de laisser l'annexe en relative sécurité au ponton lorsque nous sommes à terre. De plus, lorsque nous avons un doute sur la sécurité, nous démontons la bougie du moteur. Rapide et efficace.