Ça n'a pas fait pschitt.
Ma tête a éclaté. Mes tripes offrent un renouveau particulier au décor du Snooker Palace.
L'oeil qui me reste fait un effort non négligeable pour rouler sur la table et se tourner vers elle.
Elle ne rit ni ne pleure. Elle ne s'excuse même pas, semblant plutôt attendre une réponse de ma part.
En l'absence de mâchoire, de trachée artère et de cordes vocales cela m'est difficile.
L'aurait elle fait exprès ? Je le méritais sûrement mais enfin pas de cette manière ! Pas ici !
J'ai affreusement mal au ventre, chose relativement compréhensible étant donné qu'il ressemble plutôt à un sac poubelle ayant servi de défouloir à une meute de chiens affamés.
Je ramasse mon oeil, le mets dans ma poche et prends mes jambes à mon cou en essayant de ne pas me prendre les pieds dans mon intestin grêle qui s'obstine à pendouiller misérablement entre mes pattes... Soudain je me rappelle ma mère me disant: "Fais tes lacets ou tu vas te prendre les pieds dedans bourriquot !!!!"
Dans la rue, les passants ne semblent pas attacher une importance particulière à mon cas. C'est que ça doit arriver souvent.
Pourtant j'ai tellement mal ! Mes blessures ont l'air tellement irréversible ! Ca va laisser de drôles de cicatrices me dis-je.
Je ne la pensais pas capable de ça. Pas avec moi.
Elle a glissé une grenade dans son dernier baiser.
Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...
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