Encore un hiver sur le fil des années.


Les semelles sont sales
le ciel est pâle
Des nues nécrosées et tristement blafardes
naissent la merde et la crasse de la terre
Et la pourriture me monte à la tête... Brumeuse
puis je ne vois que le gris mort
L'humidité puante et le froid me collent à la peau,
comme la boue imprègne mes vêtements.
Je ne veux plus être dehors collé à l'hiver.
En reculant je tombe et roule, roule
dans la terre, l'herbe pourrie... l'eau et le ciel s'en mêlent.
Enfin je suis confondu dans la saleté qui plus jamais ne se décollera de ma peau.
Je suis devenu l'hiver. Mort, sans goût ni nuances.


Argan

Lire les comment taire et donner le tien
Un petit commentaire pour le zauteur...


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