Incompréhension conjugale
Quand j’ai bu, mes yeux n’arrivent plus à se fixer. Ca m’aide. Mon timing est très serré, il arrive peu de temps après moi. A peine rentrée du travail, je bois un plein verre de whisky, d’une traite. Je fais la grimace.
Autrefois, un fond suffisait. Petit à petit, j’ai augmenté les doses, pour garder le même effet.
Je me sers à nouveau, puis je suce un bonbon à la menthe.
J’entends la clé qui joue dans la serrure. J’ai un haut le cœur.
Il arrive, s’immobilise devant moi. Je fixe ses chaussures. Je ne pense déjà plus à rien.
Il prend mon menton dans sa main, comme l’on ferait à un animal. Mes yeux vacillent.
- Tu as encore bu.
Il m’attrape par les cheveux, m’emmène dans la chambre. Je ne crie pas. L’alcool a anesthésié la douleur.
La suite est prévisible, elle se reproduit chaque jour.
Il me jette sur le lit, comme un sac de linge sale. Il m’enlève mes vêtements. Je reste inerte. Ensuite il se déshabille à son tour, range le tout sur une chaise. Avec beaucoup de soin.
Puis il s’allonge sur moi, m’envoie des coups de reins rageurs entre mes jambes écartées. On dirait qu’il veut me couper en deux.
Je reste inerte.
J’attends.
Parfois il me gifle, mais pas toujours. Ca dépend.
Après je reste couchée. Je sens le sperme froid qui coule. Lui est déjà loin.
Ca dure depuis si longtemps, j’ai oublié quand ça a commencé.
- Pourquoi fait-il ça, à votre avis ?
- Parce que je bois, il veut me punir.
- Et pourquoi buvez-vous ?
- Parce qu’il me dégoûte.
Lire les comment taire et donner le tien
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