Seul dans le bois
Crevasses et trous béants
Surface craquelée par le froid
L'humidité s'infiltre lentement
Au loin, quelques chiens aboient
La peau collée aux vêtements
A peine protégée des insectes
Se boursoufle méthodiquement
Les couleurs sont vieillies, désuètes
L'extrémité des mains déjà blanchies
Crispées, tendues semblent creuser la terre
Noirs, sombres, les yeux grouillent de vie
Mais sont insensibles à la ronde des coléoptères
La nuit est à présent tombée sur le bois
En tête à tête avec la lune dont il n'a que faire
Caché par des feuilles, il y a longtemps qu'il est là
Oublié, abandonné, pourrissant et continuant de se taire