Trilogie - The Un/radiant Child
The Un/radiant Child - Untitled (Fallen Angel)
"Il pleut. Le clapotis qui réveille le cours inerte.
Ton sourire. Mon rire. Plus haut, les parois, et au sommet, une pâle énergie.
Un banc. Une halte. Nos souffles. Les doigts qui cherchent. Un frisson dans ta nuque.
Ici aussi. Peu importe. Seuls et enfouis dans ces tréfonds. Heureux. Sans interactions.
Pauvres et riches d'un rien. De maux. De riens. Sans projection. Imperformatifs.
A la surface par des sentiers rocailleux. Au dessus des cimes. Mais terre à terre.
Ci-gisent les caniveaux, le bitume. L'altérité. Les carapaces, les faire-valoir.
Les petits besoins et les grands moyens. L'émulsion émulante. Les anges noircissent en altitude.
Trop proches des étoiles bienveillantes, des avis désintéressés. Des substituts.
Destitués l'un de l'autre, et isolés. Les regards divergents, les envies nouvelles. Les autres.
Un bouquet en aval, dépensé en amont. Je redescends. Eryn..."
The Un/radiant Child - SAMO
"Dans une lignée quelconque, désamorcer la narration, malingre et fière.
Quelques pensées méprisantes amères et une réflexion salutaire :
dans les alentours nauséabonds, faire le bien et recevoir la foudre,
comme autant d'effluves d'alcool et ce doux fumet d'une cigarette,
rectiligne et prêt à rompre, à contempler du coin de la cornée.
La vérité, la clé de ma fuite, renaissance ex-nihilo dans ce lieu béni, oui-oui.
Des arpèges décolorés, des accords décomposés s'écoulent le long des murs.
Une bouteille remplie de rien que je renverse en contre-jour.
Ma structure se rechape. L'inspiration divine dans la lueur
d'une ampoule économique qui atteindra son zénith fonctionnel
dans 17 minutes à partir de maintenant. Top.
Besoin de coller son nez dans le caniveau, et pouvoir ensuite apprécier
l'air vicié des grandes villes. Vicious.
Une vision capitonnée en forme de moi, une bouteille de Whisky à gogo,
une éolienne, et la poudre encore au bout du tube.
Un cercle fermé où se rejoignent les extrêmes."
The Un/radiant Child - To Repel Ghosts
" ...souriant et enjoué quand il rend la monnaie. Un cimetière et des parterres fleuris de narcisses.
Une élucubration sur l'innocence et ses vertus. Les gens s'en vont, déjà. Et tout rentre dans l'ordre.
Oserai-je te poursuivre, laisser pour une fois mes tripes m'envahir, et laisser le rien et fuir vers l'envers.
Ton être et tes formes ont disparu. Ton unicité s'altère encore un peu plus. Ce mirage là.
Dis-moi, quoi que ce soit. "
Aesteban
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