Rotten.
"Le vide. L'angoisse de la stérilité. Alors je prends la route, mes yeux jouent avec les rangs de vignes qui saccadent le bas-côté. Je grignote ce qui me fait face, écrase ma cigarette, hurle à tue-tête des paroles vides de sens. Le tintement des cadavres sous le siège passager qui m'enjoint à décapsuler à nouveau. L'habitacle est constellé de pensées arc-en-ciel : noires, roses et jaunes.
"God Save the Queen". Johnny Rotten. Un flot inaltérable d'images foudroyantes, fœtus aux ailes brisées avant d'être... Des visions de poignets lacérés, de métamorphoses sous alcool, de ces Moi qui surgissent et s'installent sur la banquette arrière. Et chacun a bien entendu son mot à dire sur cette situation en putréfaction. Peu importe les autres. Je monte le volume, et ce silence là me remplit. Me suffit.
Espérer sans attendre. Pardonner l'inavoué. S'assurer qu'elle se sauve, et disparaître. "
Aesteban
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