Puffer.
" Le danger et une nouvelle réalité, de la poudre et l'odeur de l'herbe fraîchement tondue. Ta compassion est là, autre. Les turbulences d'une satisfaction née de rien, d'un apprentissage dans la douleur.
"I flee where I go". J'ingurgite paisiblement les bienfaits, savoure ton image, l'intégralité vertueuse de tes envies. Je me passionne pour ta nudité, et plaisante avec ton rire. "I'm not here, this isn't happening".
Je m'offre aux tréfonds, dans des désorientations de dandy modulables, à loisirs.
Et n'attends rien d'autre que ton souffle. Je ne lis plus, je visualise et ressens.
J'ai l'intime certitude que nous sommes liés à jamais, quelle que soit la distance, quelle qu'en soit l'essence. Peu importe mes déplacements, tes conjectures.
Je sais maintenant t'appartenir une seule seconde, puis fuir béatement vers d'autres sourires, les entretenir et ne rien dire.
Je sais ne pas penser à toi, t'effacer et m'oublier ailleurs, faire face à l'est.
Je sais te redécouvrir, passer une main sur ta joue, embraser tes rousseurs, toucher avec mes yeux.
C'est là qu'est mon bonheur, mon envie de toi. Dans la non-réalisation. La négation.
Le commencement, seulement. L'idée de nos corps nus enlacés.
Et je fuis là où je vais. Rien de tout cela n'est réel."
Aesteban
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