... Better to burn out ...


"... et merde, tout ça c'est des foutaises. Dis-toi bien :
Que ces ailes sont des verres pleins à vider, que cet envol n'est qu'une fuite, une putain de fuite en avant, que se trouvent toujours des intérêts communs dans la déchéance, que ce qui était bon ne l'est plus, et que le juste n'est qu'une vaste supercherie.
Brasser de ses ailes du vent et des bières, se consumer et consommer, laisser son soi s'absorber du sien.
Qu'on peut mentir pour deux pendant des années, s'assoupir, se réveiller en été, et recommencer ailleurs. La connerie change de résonance. Elle devient cruelle et indicible. Métempsychose annoncée.
J'étais aux abois, j'ai bu, vu, entendu, subi, péri.
Les petits juges, du haut de leur relief éloigné, ont tant à faire... Relief, relief... la bonne étoile s'en chargera.
Le battement d'elle, mon dos lacéré, ma foi, la confiance ulcérée.
Et la fin si proche, et cette noirceur censurable. Je ne t'en veux pas, je ne te vois pas.
J'oscille vagabondement entre ce sevrage, mon manque qui résonne jusque dans mon dos, la douleur intégrale, dissidente, et ce souvenir, cet ange frappé par la foudre sur lequel on voudrait, c'est selon, écraser son mégot, ou porter tout son être.
Endormi et immobile, endormi et agité, qui s'octroie la stérilité.
J'aime tant que l'on me trouve des excuses. Ayez confiance, je ne me confie pas.
J'assume l'entière responsabilité de cette force qui me mène tout en bas, les pieds dans le caniveau et la tête au ras du sol.
Un cancer orphelin, ronge moi, je t'entretiens. Nourris moi, héberge moi, abuse de moi."


Aesteban

Lire les comment taire et donner le tien
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